Il se sent seul et perdu en son cœur
Comme déraciné, en transit, en exil
Et pourtant il vit dans sa demeure
Avec le nécessaire comme l’inutile
C’est devant ses yeux un gouffre
L’inconnu, une errance, un voyage
Sans destination précise il souffre
De ne pas reconnaître le paysage
Tout ce qui jadis le passionnait
Ses habitudes, sa famille, ses loisirs
Lui semble dorénavant sans intérêt
Et rien ne lui donne de plaisir
En lui enfermé et muré, impavide
Il tourne sans savoir quelle direction
Donner à sa vie devenue vide
Et dédaigne ses fréquentations
Il sait que se profile un changement
Et le redoutant en même temps
Qu’il s’y prépare il reste prudent
Et recherche en lui l’apaisement
Il délaisse et néglige ses affaires
A renoncé à ses ambitions
Laisser tombé ses airs fiers
Et oublié ses vastes prétentions
Il cherche vainement quelque chose
A besoin de vivre une nouveauté
Mais garde ses paupières closes
Ne voit pas de l’amour la beauté
Moi je reste là stable et constante
Je vis en conscience dans mon présent
Attendant comme une mère confiante
Le moment béni de l’accouchement.
Lors je sais qu’il me faudra choisir
De me montrer joyeuse et légère
Et de rester l’épauler et le soutenir
Sans m’affecter de son humeur guerrière…
Merci à Nancy, mon amie du Net, pour ses encouragements.
Michka