Michaël et moiPar Michka :: 17/06/2007 à 8:10 :: Général
L'Archange Michaël est le guerrier qui fait triompher la lumière en dispersant les ombres de la négativité. Il tient dans une main une balance pour peser les âmes du Jugement dernier et dans l'autre une épée pour terrasser Satan et les puissances des ténèbres. On le représente généralement tuant un dragon. Il est associé à l'élément Feu, qui symbolise la destruction de ce qui est transitoire pour laisser place à la lumière pure et essentielle. Chacun de nous a son chemin. Je me sens souvent comme Michaël et suis une guerrière qui s'insurge contre la négativité et les obscurantismes. Je ne suis pas toujours très tendre. Mon nom vient aussi de MI KA EL -qui est comme Elohim (Dieu en hébreu) - et ça me va bien car Dieu lui-même peut rentrer dans des colères violentes. Mais ma vision est très large et mon cœur plein d'amour. Vous le savez si vous lisez d'autres choses ici. Seulement l'amour c'est aussi savoir dire NON à ce qui ne nous convient pas. Donc je ne suis pas "que" dans la douceur et la contemplation. Récemment, je parlais des crânes de cristal et c'était pareil. Je ne pouvais cautionner le commerce fait autour d'un message spirituel qui devrait être accessible à tous: riches et pauvres. Eh bien, de nouveau, je me sens en guerre en ce moment, animée de l'envie de me faire justice ou de me rendre justice. J'ai encore en tête la violente altercation que j'ai eue jeudi matin avec la femme d'un patient au sujet de mon impossibilité à être chez eux à heure fixe. Je vous rappelle ici que je fais une tournée de soins à domicile s'étendant sur toute la journée ce qui induit forcément des contretemps car je ne maîtrise ni le trafic routier (sur 30 Km de route de montagne), ni mon propre état d'avancement, ni la disponibilité des patients quand j'arrive et donc pas davantage le temps que me prendra chaque séance. Ainsi, si une personne annule notre séance au dernier moment, je me trouve avec une heure de libre et je vais arriver tôt chez le suivant et inversement, si un obstacle s'en mêle (je soigne des malades, je ne fais pas de la maintenance informatique) je serai parfois obligée de me dédire pour le suivant. Car l'heure tourne impitoyablement. C'est une chose que je n'arrive pas à gérer. La critique est aisée mais l'art est difficile et personne ne propose de solution, chacun y va de sa petite phrase assassine et moi j'explose. Voilà pourquoi j'ai eu si mal à la tête hier. J'ai beau tourner la question, je ne trouve pas de réponse: ma gestion actuelle me convient parfaitement et ce sont certains patients qui projètent sur moi leur sentiment d'abandon. Donc je pense que je vais mettre fin à ce que je considère une relation toxique entre cette femme et moi, je ne manque pas de clientèle et j'ai le sentiment de n'être pas respectée dans mon travail. Je ne suis pas Mère Térésa. D'ailleurs je suis sûre que même Mère Térésa avait aussi des lacunes. Voilà! j'ai écrit ici ma colère et mon impression d'injustice. Je m'interroge si moi même je ne suis pas encore trop exigeante envers moi de vouloir contenter tout le monde 24 h sur 24. Si vous avez un avis sur la question... bienvenu soit il. Commentaires Le 17/06/2007 à 9:22, par Cosmos
Moi je t'ai toujours dit que tu travaillais trop. Tu as perdu cette habitude de travailler même le dimanche ou pas ?
Le 17/06/2007 à 9:54, par isab
je comprends très bien ta colére contre l'insatisfaction des autres. laisse tomber ceux qui ne voient pas "ton travaill" surtout ton humanisme.
Donne toi un peu moins, mais je suppose que tu te l'es dit aussi, mais que c'est impossible pour toi de te mesurer en amour. Alors profite de ton temps libre, cherche toi un être avec qui le partager, oublie un peu les autres, ceux qui ont besoin de toi. Toi aussi tu as besoin d'un autre. Voilà mon message personnel en ce jour de soleil. Le 17/06/2007 à 11:29, par Michka
Merci, isab, pour ton avis précieux. Je pense que c'est le coup de pouce dont j'avais besoin, l'encouragement à laisser tomber ces relations de travail qui me génèrent tant de sentiments négatifs. Cet après midi, je vais préparer le dossier médical de ce patient, le mettre à jour et demain, je tirerai ma révérence.
Oui, Cosmos, j'ai cessé de travailler le dimanche depuis que j'habite ici. Mais je travaille encore trop la semaine par rapport à ma santé et mon rythme personnel. Et j'ai parfois du mal à laisser, le dimanche, mes soucis de la semaine à la porte surtout quand je me sens si seule et que je n'ai personne à qui parler pendant 48 heures. Imagine 48 heures sans s'exprimer, sans entendre une voix amie. Des fois c'est archi-long et le mental tourne 100% pas toujours positif. Enfin, je sais que j'ai des liens au travers de mon blog et ce sont les seuls sur lesquels je puisse m'appuyer les jours de tristesse. Ecrire comme jeter un message dans une bouteille à la mer... Le 17/06/2007 à 19:07, par Aurélie
Moi qui suis incapable de respecter un horaire quel qu'il soit, je serai bien en peine si je devais défendre l'opinion de cette dame...
Mon conseil sera le même que celui d'isab, laisse tomber ceux qui ne croient pas en toi en se basant sur des détails aussi futiles et ne laisse pas des gens mal intentionnés nuire au bonheur que tu ressens en faisant ton travail... Je devrais peut-être songer à suivre également ce conseil... Ajouter un commentaire |
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