Profondeurs...

Par Michka :: 12/07/2008 à 8:06 :: Réflexions
    Alors que je vis dans une solitude concrète de tous les jours dans ma vie privée, solitude que je porte parfois comme  un silice, je m'aperçois au travers de nombreux échos que beaucoup de personnes s'intéressent à moi ou me vouent de l'affection, ont de la reconnaissance ou de l'admiration pour moi en tant que femme, toutes choses qui ne peuvent que me réchauffer le cœur. Il est vrai que ce qui me manque souvent le plus ce sont les bras et la voix de mon amoureux.
    Cependant, je sais que certains d'entre nous ne peuvent rester dans ces modèles relationnels anciens et classiques. La vie l'empêche, c'est tout. Si celles qui ont un copain, un mari appréciaient ce cadeau...
    Il y a une leçon à comprendre dans ce dépouillement permanent et c'est une leçon difficile qui a besoin d'être répétée, répétée. D'aucuns me disent: "Vous n'avez pas eu de chance en amour" et moi, dans mon for intérieur, je sais que c'est faux,  j'ai beaucoup de chance car j'ai l'Amour au cœur qui me porte, qui me soulève et me soutient. Et je sais que peu de gens se sentent ainsi remplis d'amour. C'est juste que mon chemin est solitaire pour le moment.
    Je reste toujours optimiste car mes lectures, mes méditations personnelles (ça c'est l'avantage numéro 1 de la solitude: pouvoir méditer), mes intuitions, tout me pousse à voir combien le monde change et s'ouvre. Le plus dur est de ne pas se retourner sur ceux qui ne nous suivent pas, de ne pas chercher à les faire changer. C'est leur choix et ils le font de leur propore gré. C'est encore, je l'avoue, ce qui me crée le plus de souffrance, et ça je sais que c'est de l'orgueil pas de l'amour, c'est l'envie de contrôler et commander les autres. Oui, j'aurais envie de faire venir ici l'homme que j'aime, de le garder pour moi, de me mettre dans ses bras et y rester tant que j'en ai envie. Mais ce n'est pas ça l'amour, ça c'est un besoin, une illusion de vide à dépasser, une attente à transcender car cet homme, LUI,  n'a pas
du tout choisi  cette voie pour son bonheur. Mais c'est humain, tous nous faisons ainsi, par moments, d'attendre qu'un autre nous comble. Alors qu'il faut faire le contraire: donner d'abord pour recevoir ensuite sans se préoccuper de ce que donne l'autre. Le savoir c'est bien déjà, ça permet de comprendre. Mais le pratiquer en conscience n'est pas simple tant que nos blessures et nos tribulations ne sont pas apaisées, ce qui permet alors de de reprendre contact avec notre Moi profond.

      Que cet ange qui m'a été offert par une personne bienveillante, illumine votre journée, de ses rayons d'amour.

                                     Michka

Commentaires

Le 17/07/2008 à 7:16, par klermarie
Mille bénédictions pour toi ma chère Michka. En faisant un peu de ménage sur mes liens je retrouve ton blog. Ceci me rappelle que j'ai prévu de t'écrire. Ce que je vais faire aujourd'hui.
Beaucoup de sagesse mais encore bien des peurs ... Où l'on voit bien que l'une peut fort bien cohabiter avec l'autre. Investiguer ses peurs encore et encore et surtout les aimer pour ce qu'elles viennent nous apprendre.
Moi je dirai - plutôt que "donner sans se préoccuper de ce que donne l'autre" - donner sans attente, mais dans la joie simple de donner. Lorsque donner se confond au recevoir, c'est l'abondance, la plénitude ! Donner-recevoir devient un seul verbe ! "Sans se préoccuper de ce que donne l'autre", n'est ce pas un reste d'attente du côté de l'extérieur ? Il n'y a de véritable don que celui qui nourrit le coeur.
Je t'embrasse tendrement
Marie Claire
Le 18/07/2008 à 7:03, par Michka
Merci de ton message, Marie-Claire.
Chouette, ta visite!
C'est vrai que "sans se préoccuper de ce que donne l'autre" peut laisser entendre un reste d'attente, presque même un déni de l'espoir légitime qu'on a dans toute relation équilibrée. Sans doute cet "équilibre" est-il le signe recherché pour avoir des relations harmonieuses car beaucoup d'entre nous connaissent l'âpreté à donner, donner, donner encore (Louise dirait "comme un gros phare qui veut éclairer les noirceurs des autres") et du coup vient en nous cette émotion non résolue qui tempête à l'intérieur car il n'y a pas de justesse non plus à donner plus que l'autre n'en demande, ainsi que je faisais. A n'en pas douter, j'exprime ici ma peur de "reculer" au lieu de "progresser". Mais je te rejoins: les barrières qu'on se met sont elles mêmes révélatrices de notre peur. J'aime celle ci car elle me montre que je suis dans une transition entre un ancien mode relationnel que je connaissais à merveille (et qui me torturait) et ma nouvelle façon, plus équilibrée, qui tient aussi plus compte de la relation. Et j'amadoue ma peur avec patience et douceur pour rester au juste milieu.
A très bientôt...

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